Les bons, les médiocres, et les non-communicants…
Nous regardons avec beaucoup d’intérêt et de plaisir les communications professionnelles régulières de quelques cabinets, élégantes et utiles. Quelques-autres nous affligent, qui ont exactement les caractéristiques inverses.
Et puis il y a ceux que l’on aurait bien du mal à catégoriser, et pour cause : sur notre cabinet, ces deux dernières années, pas la moindre publication. Ce serait sans doute mentir de dire que nous n’aimons pas la lumière, les compliments sur notre travail ne sont bien sûr jamais désagréables, mais je crois que nous n’aimons pas appuyer sur l’interrupteur pour vous dire : « regardez ! ».
En deux ans, 16 dossiers plaidés en appel, en défense : 11 relaxes totales (5 venaient sur condamnation), 2 réductions de peines sensibles, et 3 qui nous laissent cette terrible amertume des dossiers perdus. 5 dossiers plaidés devant les juridictions disciplinaires (armée, ordre des médecins, experts judiciaires), 4 se sont terminés sans sanctions prononcées.
Nous avons gagné 9 des 10 dossiers traités en défense devant les juridictions pénales militaires hors désertions (relaxes, non-lieu, nullité ou dispense de peine), et certains pouvaient être riches d’enseignements à partager : pas un mot.
La relaxe de la SAEM Marseille Habitat, durement mise en cause dans la dramatique affaire des effondrements de la rue d’Aubagne ? Pas une ligne.
L’accompagnement de la première athlète femme transgenre qui attaquait la fédération française d’athlétisme en discrimination, la défense du Directeur des études stratégiques du Ministère des Armées attaquée par le proxy russe Russian Today, celle de l’un des leaders indépendantistes kanak, notre intervention en défense dans le dossier Apollonia, dans le crash des hélicoptères « Dropped » en argentine ou encore notre entrée en défense dans le dossier Quentin DERANQUE ?
Nous n’avons rien partagé de ces aventures-là, marquantes pourtant, et sous certains aspects qui auraient pu être utiles à d’autres.
Nous allons veiller à partager davantage avec vous, désormais, les temps de vie marquants du cabinet.